See you, space cowboy
La PASSION est quelque chose de magnifique.
C'est les premiers mots qui peuvent définir ce que je ressens en ce moment même, alors que l'écran venant de diffuser le dernier épisode de Cowboy Bebop vient de s'éteindre et que je reste assis, tremblant et pleurant dans ma chaise. C'est un moment unique, particulier, où l'on manque de s'effondrer en larme de bonheur.
Un moment que seule une phrase peut définir : Je viens de vivre quelque chose.
Cowboy Bebop, c'est un anime vieux de douze ans, mais qui n'a pas pris une ride. Les dessins sont à la fois simples et superbes, l'animation est parfaitement fluide et même supérieur à de nombreuses productions plus réçentes et la bande son nous transporte à des kilomètres, avec des chansons inoubliables tels que Rain.
Mais Cowboy Bebop, c'est de l'Art. Oui, avec un grand A. C'est une maîtrise de la mise en scène, riche en plan qui resteront à jamais graver au fond de votre rétine, comme si on assistait à une pièce de théâtre d'une très grande complexité et d'un génie inégalable. C'est des personnages d'une profondeur humaine, qu'on pourrait rencontrer en marchant au hasard dans la rue. Et c'est surtout des personnes qui resteront avec tous les gens ayant suivit leur aventure, quelque part, au fond de leur coeur.
Dans le fond, Cowboy Bebop peut se résumer à deux choses : ses personnages et sa fin. Chacun est unique, chacun vit avec son passé sur les épaules et son avenir dans la paume de sa main, mais tous avance. Parfois seul, parfois ensemble. Mais ils avancent tous malgré la pluie qui bat sur les épaules, comme le poids de leur existence. Ils sont seuls mais ensemble. Ils se battent et rient ensemble, autour d'un bon repas, comme une vraie famille recomposée. Ce sont des Hommes. Pas juste des dessins sur un bout de papier, mais des âmes qui battent aux travers des lignes animés, des êtres qui se contentent d'exister. Des preuves de la beauté de l'écriture et du génie humain, des preuves de l'Art dans sa splendeur : celle de montrer la Vie, l'existence, sans masque ni mensonge. Celle de montrer l'Homme.
Mais Cowboy Bebop, c'est un point culminant, un endroit qui réveille et fait brûler la PASSION au fond de chacun de nous : sa fin. Déjà, tout le long de la série, les épisodes 5 et 20 sont des mises en bouchent, un sorte de purgatoire avant le paradis final : on sait la fin au fond de nous, on devine le destin de ces êtres. Et malgré tout, on ne peut pas résister. La fin de Cowboy Bebop, les deux épisodes finals sont un maelström, le centre de tout un univers et l'accomplissement de tout. Beaucoup de fin peuvent décevoir ou laisser un goût désagréable au fond de la gorge : pas celle-ci. C'est la juste fin, la bonne fin. Celle que vous n'oublierez pas et qui vous apprend ce qu'est la PASSION. Celle qui vous fait tout oublier et vous libère, pour un cour instant, de votre propre existence.
C'est la Fin et au fond de chaque personne ayant regarder la série, en qui la PASSION a battu sur le moment et continue de battre, parfois silencieusement, parfois avec violence, reste une image, une seule petite image. Un souvenir inébranlable, quelque chose qui ne disparaîtra jamais et qui sera à jamais l'Image de Cowboy Bebop, la marque de cette série unique : la toute dernière image, qui ne reste même pas cinq secondes à l'écran et qui restera à jamais en vous...
See you, space cowboy... Qui sait, peut-être que dans une autre vie ou un autre monde, nous nous retrouverons autour d'un bon repas pour rire et pleurer ensemble de nouveau...