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Anime

Dimanche 25 décembre 7 25 /12 /Déc 00:00

Il existe des séries qui ont le don de se faire attendre, que ça soit par leur synopsis, leur univers ou leur créateur. Forcément, quand Mawaru Penguindrum a été annoncé, une série créée par Kunihiko Ikuhara, le créateur de la génialissime série Utena, et qui en plus n'avait rien fait depuis le film Utena, Apocalyspe de l'Adoscence (c'est-à-dire depuis douze ans), il serait un euphémisme de dire que cette série était attendu et qu'on en espérait beaucoup. Et comme cette semaine, la série a enfin touché à la fin, il est plus que temps d'en parler pour la diffuser le plus possible auprès du plus grand public possible, parce que, disons-le d'emblée : Mawaru Penguindrum est non seulement l'anime de l'année mais aussi l'un des meilleurs animes qui m'a était donné à voir, et il se doit d'être vu par tout fan qui se respecte d'animation japonaise.

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Les Takamura sont une petite famille tranquille, composé d'une fratrie de deux frères, Shoma et Kanba, et d'une soeur Himari, vivant dans une petite maison coloré dans Tokyo. Ils coulent des jours heureux entre eux, n'ayant besoin de rien d'autres qu'eux-même... ou du moins en donnent-ils l'impression. En effet, l'illusion est très vite brisé lorsque l'on apprend dès les premières minutes que Himari est atteint d'une maladie incurable et qu'il ne lui reste que très peu de temps à vivre. Sachant les jours d'Himari compté, ils décident d'aller à l'aquarium de la ville, observé les différents animaux marins, dont les manchots. Sur place, dans la boutique de souvenir, Himari trouvera un drôle de chapeau qu'elle décidera d'acheter, juste avant de s'effondrer par terre. Arrivé à l'hôpital, la terrible révélation tombe : Himari est malheureusement morte. Et alors que les deux frères n'arrivent pas à s'en remettre, celle-ci revient miraculeusement à la vie grâce à son chapeau : une autre forme de vie s'empare alors de son corps et ordonne aux deux frères de retrouver le Penguindrum s'ils désirent sauver leur soeur. Et c'est sur ce départ que se lance la série, comptant au final 24 épisodes.

Et j'aime autant vous prévenir, ce scénario va vous tenir en haleine jusqu'au bout de la série : entre les nombreux cliffhanger, les développements de l'histoire des personnages et les retournements de situation, on en a clairement pour notre argent avec cet anime. Et bien évidemment, tout est lié et logique du début à la fin, tout a un sens (ou presque) et tout s'emboîte parfaitement : un scénario mené donc d'une main de maître du début à la fin. Sans compter qu'il réussit l'exploit de satisfaire les deux catégories de fans d'animations japonaises : ceux qui regardent les animes pour le scénario, et qui seront comblés grâce à une histoire riche et prenante, qui se révèle pleine de surprise et d'intérêt, sans omettre le fait qu'elle est basé sur un fait réel et traumatisant de l'histoire contemporaine japonaise; et ceux qui regardant les animes pour les personnages, avec une riche galerie de personnages développés, chacun ayant son intérêt, son histoire propre et se révélant tous intéressant au final, y compris la plupart des personnages secondaires. De plus, l'histoire alterne fréquemment entre l'humour et le tragique, et la série elle-même peut se décomposer en deux grandes parties : les dix premiers épisodes, plus centrés sur l'humour et des situations invraisemblables, et les quatorze autres épisodes, plus tragiques en soi où les révélations arrivent petit à petit et où l'histoire révèle son plein potentiel. Petit point intéressant : on peut noter qu'à l'époque d'Utena, Ikuhara avait déclarer au sujet de la série que "chacun peut trouver un épisode qui lui convient." (1); on ne peut alors que noter la ressemblance de Mawaru Penguindrum avec Utena : peu importe vos goûts, vous parviendrez forcément à trouver un épisode qui vous plaît et vous parle plus que les autre.

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Ce qui frappe également dans cette série, et qui était aussi visible à l'époque d'Utena, quoique atténué par l'univers scolaire, c'est que la série possède un univers graphique qui lui est propre. Je ne parles pas qu'en terme de charadesign ou de design en général, bien que ces derniers soient sans reproche, mais le faite que Ikuhara a véritablement créé un univers entier, parallèle à la réalité : les Penguins sont ainsi une marques omniprésente pour tout (bâtiment, nourriture, montre, etc...), ce qui fait ressortir l'aspect fantastique du récit tout en permettant une meilleure immersion dans ce dernier. Et on ne peut que citer les codes graphiques de l'anime, dans la répresentation qui est faite de nombreuses choses, tel que le sang par exemple ou les passages dans le métro. Qu'on se le dise clairement, tout est beau et (presque) tout à un sens lié à l'intrigue elle-même : chaque détail graphique, même certains auxquels on ne penserait pas, signifie quelque chose et n'est pas là par hasard, et c'est un véritable bonheur que de découvrir que le truc qu'on pensait n'être qu'un simple détail pour faire joli se révèle au final d'une incroyable importance vis-à-vis de l'histoire et/ou des personnages. Ha oui, et petit détail qui tue : certains épisodes ont étaient intégralement réalisé par un seul animateur, ce qui laisse bien évidemment la patte graphique du dit animateur. Mais ce cher Tetho vous en parlera mieux que moi.

Et tant qu'à parler de la forme, il m'est impossible de parler de Mawaru Penguindrum sans vous touchez un mot sur la bande son. Pour faire court, elle est juste merveilleuse. C'est un mélange de mélodies de tout genre qui non seulement rendent parfaitement lors du visionnage mais qui sont en plus parfaitement écoutables en dehors de la série. Ca va de musiques mélotragiques à des rythmes entraînants en passant même par des thèmes dans un genre très cowboy, sans compter les inserts songs, juste magnifique. On peut aussi citer la particularité de l'anime d'avoir créait un groupe virtuel, Triple H, à partir des doubleuses de trois personnages de la série, et qui reprenne les musiques du groupe de rock japonais ARB, tel que Rock Over Japan. Et ces reprises composent également les génériques de fin de la série (dans les derniers épisodes, chaque épisode dispose d'un ending qui lui est propre), qui sont non seulement des très bonnes chansons, mais qui reprennent également les thèmes et/ou idées abordés dans l'épisode : et chanté par des personnages qui sont directement concernés, cela leur donne une force particulière et incroyable, qu'on ne retrouve presque nul part ailleurs.

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Mawaru Penguindrum réussit donc le pari d'être un anime puissant, disposant d'une symbolique riche et où rien n'est laissé au hasard. Sans compter qu'il dispose d'une fin que je qualifierais de plus que réussit, et qui, sans être au niveau de perfection qu'à atteint celle de Cowboy Bebop, parvient à obtenir l'effet escompté, tout en reliant tout depuis le début : c'est sans conteste l'une des meilleurs fins possibles pour une série de ce calibre. C'est donc non seulement une véritable claque pour le spectateur, mais surtout pour l'animation japonaise : Mawaru Penguindrum prouve qu'en prenant des risques, on peut réaliser de la grande Animation Japonaise et que le milieu possède encore une force incroyable. J'irais même jusqu'à qualifier la série de doigt d'honneur envers les animes moe et autre slice of life/harem/fan-service/insipide qui ne se reposent que sur quelques qualités pour satisfaire les besoins primaires du spectateur et remplirent les caisses, sans se soucier de réaliser une vrai oeuvre de qualité appréciable par tous. Parce que disons le bien : Mawaru Penguindrum est un grand Anime, mais qui en plus se paie le luxe d'être visionnable autant par les otakus que par les inhabitués de l'animation japonaise. Et ça, ça n'a pas de prix !

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(1) Extrait de l'interview de Kunihiko Ikuhara issue de l'AnimeLand n°64

Par ChaosLink - Publié dans : Anime
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Lundi 28 novembre 1 28 /11 /Nov 23:45

En ces pluvieuses journées d'automne, je me suis souvent retrouvé enfermé chez moi, à ne pouvoir rien faire d'autre que glander regarder des animes et jouer aux jeux vidéos. Et je dois avouer que je n'ai pas vraiment manquer de quoi m'ennuyer, avec l'acquisition récente de Persona 3 Portable, et la saison d'anime d'automne qui est sacrément riche. Et alors, je me suis dit : vu que c'est ça fait longtemps que j'ai pas blogger, et que j'ai à dire des trucs sur pas mal de série, pourquoi ne pas tout simplement faire un article où je balancerais un peu toutes les différentes séries que j'ai regardé en ce moment ? Et vous voilà donc en train de lire cet article un peu mêle-tout, un genre que je n'avais encore jamais essayé. Mais bon, comme on dit : osef de ma vie, et en avant la musique !

Avant de revenir sur cette riche saison d'automne et les différents animes qui ont réussit à attirer mon attention, j'aimerais faire un rapide retour sur mes quelques visionnages de cet été. De manière générale, je dois avouer qu'il n'y avait pas grand chose qui m'intéressait et que j'ai été du coup plutôt déçu, malgré la présence de l'anime de l'année (et de beaucoup d'années précédentes et à venir au passage) Et c'est parti pour le tour avec notre premier prétendant :

Baka to Test to Shoukanjuu Ni! :

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Quand j'avais découvert la série en Mai dernier (merci ma MAL pour les dates), j'avais été très agréablement surpris : graphisme coloré, bonne animation, personnages caricaturaux et caricaturés à l'extrême, situation de folie et aucune prise de tête. J'était juste mort de rire du début à la fin et l'annonce d'une suite m'avait donné les attentes les plus folles. Avec, en prime, deux petits OAV sortis entre temps et dans une juste continuité de la série : autant dire que j'en attendait beaucoup pour la suite. Et puis, la saison 2 est enfin sorti. Et là... je dois avouer que je suis encore partager. Le premier épisode était pour le moins moyen, et la suite n'offrait rien de mieux. Il n'y avait aucune baisse dans la qualité en soi de l'anime, mais j'ai juste trouvé les blagues à répétition moins drôle qu'avant et les situations moins délirantes. Je me suis globalement ennuyé durant à peu près toute la saison, les seules épisodes ayant retenu un minimum mon intention étant le dernier du voyage scolaire, proche de la première série et vraiment drôle, et ceux dédiés au passé des personnages. Il y a bien eu un certain évènement qui laissait présager du très bon pour la suite, mais c'est (trop?) vite tombé à plat et il n'en est rien ressorti au final.

Conclusion final : Un anime bien décevant comparé à ce qui a déjà était fait sur la licence. Reste à voir comment la série évoluera dans une (hypothétique?) prochaine saison.

 

Dantalian no Shoka :

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Dantalian no Shoka était à la base l'anime que j'attendais le plus de la saison, Gainax oblige. Je ne savais pas vraiment grand chose sur cet anime à la base, mis à part le faite que c'était une adaptation d'un Light Novel et que du coup, mes attentes n'étaient pas très élevés. Et je dois avouer que j'ai été agréablement surpris : premièrement, par l'univers qui s'avère être un régal graphique et d'une très bonne richesse, ensuite par la bonne qualité de l'histoire développée aux cours des épisodes, avec le fil rouge de la Bibliothèque de Dantalia, qui parvient à faire passer de très bon moment. Qu'on s'entende bien : il ne s'agit clairement de l'anime de l'année et il n'est en rien inoubliable, mais les personnages sont sympathiques et intéressants - y compris Dalian qui mériterait quand même une bonne paire de baffes tellement elle peut agacé par moment -, les courtes histoires sont sympathiques et les différentes intrigues qui se mettent en place autour des différents personnages laissent supposer du très bon pour une suite.

Conclusion Final : Il s'agit d'un très bon divertissement qui vous permettra de passer du bon temps sans trop de prise de temps et que je ne saurais trop vous conseillez, ne serais-ce que pour sa beauté.

 

Higurashi no Naku Koro ni Kira :

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Je penses que je ne surprendrais personne en disant que je suis un gros fan d'Higurashi (mais si c'est le cas, allez donc lire ceci et ça d'abord) Lorsque l'information d'une nouvelle série d'OAV sur la licence était tombé, j'avoue que j'ai été partagé entre la crainte de voir quelque chose d'encore plus mauvais que Rei, et le plaisir de retrouver cette série encore une fois pour encore plus de délire. Après avoir vu le premier OAV (deux sur quatre sorties actuellement), je dois avouer que j'ai eu mal au cul. VRAIMENT MAL. Et honnêtement, je ne saurais même pas dire si ce passage est le pire. Car oui, cet OAV est juste un enchaînement de plan fanservice, sans logique ni réel lien entre eux. Et le pire, c'est que cet épisode n'est même pas assumé et il tente de vaguement le justifié avec un vague prétexte scénaristique incompréhensible et sans rapport avec le reste de la série (Le vrai virus d'Hinamizawa ?! What That FUCK ?!) Et on a en prime un graphisme avec un certain aspect plastique dont je trouves personnellement qu'il colle plutôt mal à la série, même si je dois bien avouer qu'il n'y a rien à redire du côté de l'animation. Le second OAV s'en tire déjà mieux en assumant pleinement son côté décalé et sans lien avec le reste, même si ça reste très mauvais.

Conclusion Final : Cette nouvelle série est un VIOL pour tout fan d'Higurashi (ou non-fan) qui se respecte et elle ne mériterait que d'ËTRE BRULER ! ET CA SERAIT ENCORE TROP DOUX !

 

Mawaru Penguindrum :

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Toujours gardé le meilleur pour la fin comme on dit. Et en faite, je n'en parlerais même pas vraiment. Je vous dirais juste ceci : cet anime est de la TUERIE, il redonne ESPOIR en l'animation japonaise et il devrait être vu par toute personne de BON GOÛT. Mais je ferais plus tard un article complet qui lui sera entièrement consacré... mais quand sa diffusion sera fini.

Conclusion Final : Regardez-le et posez pas de question  ! C'EST TOUT !

 

Bon, et après avoir fait le tour rapide des quelques animes que j'ai regardé de la période Eté, et il est peut-être temps que je justifie le titre de l'article et que je parles des animes de l'Automne. Et c'est parti pour la danse !

Persona 4 The Animation :

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Persona dispose en ce moment d'une actualité assez forte, pour ne pas dire de folie. En effet, entre l'annonce du remake sur Psp de Persona 4, la sortie des remakes de Persona 2 et 3 (toujours sur Psp), l'annonce d'un jeu de baston sur Ps3 entre les personnages de P3 et P4, la confirmation d'un prochain Persona 5 et la sortie d'un anime sur Persona 4, il faut bien reconnaître qu'on ne sait plus où en donné de la tête. Mais pour cet article, nous nous concentrerons sur l'anime basé sur Persona 4, bien-nommé Persona 4 The Animation (que d'originalité, reconnaissons-le!) Et je dois bien admettre qu'il s'agit pour l'instant de mon coeur de la saison et ce pour de bonnes raisons : déjà, il est basé directement sur le jeu et suit l'histoire de ce dernier, que ça plaise ou non, ce qui garanti déjà une bonne base scénaristique. De plus, il dispose d'un très bon graphisme et d'une très bonne animation, tout en possédant les petites animations liés à la série elle-même (signe d'expression des personnages, déroulement des jours, etc...) qui donne un aspect proche du jeu vidéo tout à fait agréable. Et pour ne rien gâcher en prime, il dispose d'un très bon opening et d'un très bon ending, très proche de l'esprit de la série.

Conclusion final : Très proche de la série, avec une bonne ambiance et des dialogues qui font mouche. Peut-être moins intéressant pour ceux qui ont déjà fait le jeu, mais je ne peux que vous le conseillez si vous souhaitez passer un très bon moment.

 

Mirai Nikki :

sample-3227ce019da446a0448dd764f5215ca5.jpgMirai Nikki n'était pas un anime que j'attendais particulièrement, ne mettant jamais penché sur le manga, faute d'envie et/ou de temps. Lorsque j'ai vu qu'il allait sortir en anime durant cette saison, je me suis dit "Pourquoi pas ?" et j'ai décidé de regarder le court OAV d'intro pour voir un peu ce que ça donnait : le style graphique est pas trop moche (Si on exclut la 3D de Deus Ex Machina, un peu mal intégré), l'histoire a l'air intéressante et du coup, j'ai décidé de me regarder la série. J'ai donc regarder les deux premiers épisodes à la suite et ma première réaction a était : WTF DID I JUST WATCH ?! Faut avouer que la série a de quoi surprendre, entre son héros complètement effacé, son personnage féminin principale stalkeuse et complètement tarée (et ça a pas l'air d'aller en s'arrangeant) et ses situations digne d'un Jojo's Bizarre Adventure. Sur le coup, je savais pas vraiment quoi en pensé et j'ai mis un peu de temps avant de continuer la série... pour me mater à la suite tout les épisodes que je n'avais pas vu. Parce que l'histoire démarre sérieusement dès le troisième épisode, pour révéler des personnages assez fendards et intéressants, et surtout des situations qui promettent beaucoup en terme scénaristique.

Conclusion final : Mirai Nikki a était ma bonne surprise de cette saison, un anime que je n'attendais pas particulièrement et qui a réussit à m'intéresser comme il faut. Je ne peux que vous conseillez d'y jeter un coup d'oeil, au moins jusqu'à l'épisode 3. Et puis, son opening bute sa mère aussi.

 

Phi Brain : Kami no Puzzle

wallmanga_wallpapers_phi_brain_kami_no_puzzle_0018.jpgPhi Brain fait parti de ses animes qui m'intéressent par leur plot et leurs idées, et donc qui parviennent à attirer ma curiosité. C'était donc avec une certaine attente que j'ai commencé à regarder cette série... et je dois avouer avoir était plutôt déçu. Outre la character design des personnages outragement moche pour un anime de nos jours, j'ai trouvé le plot pour l'instant peu intéressant (déjà trois épisodes de vu), les personnages fades et chiants au possible et les énigmes, qui formaient l'un des plus grands attraits de la série, traitaient d'une manière bien pathétique (soit trop simple, soit pas expliqué) L'idée des titres des personnages (bien que je ne comprends pas encore vraiment le choix des noms de génies pris) est en soi intéressante, mais il reste à voir comment elle va se développer par la suite. Mais ce qui ne gène surtout, c'est ce PUTAIN d'antagoniste. Je veux dire, y'a aucun suspense ou truc de ce genre : on le voit dès le début, dans les génériques, dans les épisodes, il reste dans l'ombre mais il a trop la tête et les actions d'un GRAND méchant. Donc, sauf retournement exceptionnel de situation sur la fin (ce dont je doutes), je ne crains d'avance que la fin ne soit que trop prévisible.

Conclusion final : Un anime techniquement bien faible pour nos jours et qui ne propose encore rien de bien intéressant, tant en terme de personnages que de scénario. Reste à voir comment la série va évoluer par la suite.

 

Bakuman (2) :

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La deuxième saison de l'adaptation animé du manga Bakuman. Un anime dont j'avoue avoir un peu attendu la sortie, du faite que je suis un gros fan du manga et que la première saison avait vraiment réussit à donner une très bonne ambiance, tout en restant digeste et intéressant. Cette anime m'apporte rien de particulièrement plus à la série : c'est la juste continuation de l'histoire, qui reprend à l'édition de Trap dans le Shonen Jump et donc à l'entrée des deux personnages principales dans le monde des mangakas professionnels. Je n'ai vraiment pas grand chose de particulier à dire dessus.

Conclusion final : La continuation de la première saison : si vous avez aimé cette première, jetez-vous sur la seconde sans hésité. Sinon, vous pouvez toute aussi bien passer votre chemin.

 

Mobile Suit Gundam AGE :

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Une nouvelle série Gundam ! Développé par Level-5 ! Visant un public plus jeune que d'habitude ! Autant dire que lorsque l'annonce de la série a était faite, cela a était l'occasion de toutes les réactions possibles et inimaginables. Et du coup, après toute l'agitation ayant précédé sa sortie, il convient de se pencher un peu sur ce que vaut cette anime. [N'ayant malheureusement vu que le premier épisode avant l'écriture de cette article, mon avis ne sera basé uniquement que sur celui-là. Merci de votre compréhension.] Bon, déjà, la première chose qui apparaît, c'est que c'est plutôt joli. Le design est bien dans l'esprit du studio et rend plutôt bien pour une série Gundam, avec une animation de bonne qualité. On voit déjà apparaître une bonne galerie de personnages et ceux-ci parviennent en peu de temps à attirer l'attention du spectateur sur leur cas et à s'interroger sur eux. Le scénario prend aussi son temps, même si on commence directement dans le vif du sujet avec une attaque de colonie. Et même si il est toujours difficile de juger d'une série sur un seul épisode, celle-ci me parait plutôt bien partie et elle peut promettre de bonnes choses pour la suite.

Conclusion final : C'est du Gundam et ça n'a pas l'air particulièrement mauvais, donc je ne peux que vous conseillez d'en manger. Car après tout, les robots géants, c'est le bien.

 

Et voilà pour cette rapide rétrospective, plus courte que ce que je pensais au final. Et je n'ai encore eu le temps de regarder tout ce qui m'intéressait : Ben-to m'a l'air bien marrant et j'espère avoir l'occasion d'y jeter un coup d'oeil à l'occasion; Fate/Zero semble aussi être très bon, si j'en crois les retours qui arrivent jusqu'à moi : je regarderais cette série un jour aussi. Et on se retrouvera bientôt pour parler de teenage, de révolution et de rose.

Par ChaosLink - Publié dans : Anime
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Mardi 1 février 2 01 /02 /Fév 22:00

Trigun est série de deux manga de Yasuhiro Nightow composé respectivement de deux et quatorze volumes, entamé en 1995 et terminé en 2007. Ce manga s'est principalement fait connaître (en France) grâce à sa version animé de vingt-six épisodes sortis en 1998 par son style graphique efficace, ses scènes d'action bien animés et son humour omniprésent, sans oublier ses personnages charismatiques. Le tout saupoudré d'une bande son rythmé et entraînante, cet anime avait su montré son efficacité et son intérêt et se trouver un public. Et douze années plus tard, la série revient sur le devant de la scène lors d'un film !

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Trigun se passe une planète désertique à deux soleils et cinq lunes, où l'humanité survit tant bien que mal en s'attroupant dans des villes bâtis autour de Plantation, d'ancienne "relique" technologique d'une époque disparue qui permettent de fournir de l'eau et de l'électricité. Le monde s'est ainsi organisé dans une sorte de gigantesque western moderne où le plus fort fait la loi et où l'on se bat constamment pour avoir de quoi survivre. Au milieu de ce monde, vit un légendaire bandit avec une prime de 60 milliard de dollars sur sa tête : Vash the Stampede, le typhon humanoïde. Soupçonné d'innombrables crimes et entouré d'une aura de rumeur incalculables, il s'avère en faite d'un tireur hors-pair faisant tout son possible pour ne tuer personne et permettre à tous et à chacun de vivre, mais dont la mauvaise chance lui attire des ennuis sans fin. Et les dégâts qu'ils entraînent sur sa route sont tels que, bien qu'involontaire, ils coûtent une véritable fortune aux compagnies d'assurance de la planète : si bien que la plus grosse compagnie avait alors décidé d'envoyer deux agents, Meryl et Milly, pour rester 24h/24 avec Vash et réduire au maximum les destructions (et donc les frais)

Le film prend place dans le courant de la série, sans de date véritablement donnée (comme le film de Cowboy Bebop) et où l'action se déroule dans la ville de Makka, où le légendaire voleur Gasback aurait apparemment l'intention de se rendre pour réaliser le coup de sa vie. Cela entraînera donc l'arrivée en ville de centaines de chasseurs de prime, dont une certaine Amelia qui semble être après Gasback pour une raison inconnue, ainsi que celle de Meryl et Milly pour empêcher le vol de se produire. Et cela attirera bien sûr Vash qui désire empêcher au moindre individu de mourir et les circonstance amèneront Wolfwang, un prêtre et ami de Vash, sur les lieux.

Trigun est une série qui a toujours possédé un scénario et un background extrêmement développé, ainsi que des personnages intéressants qui se révèlent un peu plus au fil des épisodes, mais qui prend son temps pour  faire évoluer pleinement le tout. Le film ne durant qu'une heure trente, le scénario est donc sans doute le point le plus léger du film et ne reste dans le fond qu'un prétexte pour faire des bonnes scènes de combat et de l'humour à tout bout de champ, sans pour autant perdre de vue le côté sérieux et dramatique qui n'abandonne jamais cet univers. Néanmoins, la série étant ce qu'elle est, la "légèreté" du scénario n'est dans le fond qu'un problème mineur, et il devient même un avantage dans le sens que le film devient accessible à tous ainsi : contrairement aux autres films de série célèbre, il ne nécessite aucune connaissance particulière de l'univers, et même si deux/trois points resteront obscur au néophyte (notamment concernant le personnage de Vash), cela n'entravera aucunement le visionnage du film et le plaisir qui en découle.

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Après 12 ans depuis la fin de l'anime, l'un des points les plus attendues au tournant était bien évidemment l'évolution graphique de la licence : et là, c'est la claque. Autant la série était assez travaillé pour l'époque et s'en sortait très bien, autant le film est une tuerie visuelle dans la lignée des films d'animation de ces deux dernières années (Il faudrait que je revienne un jour sur la différence croissante entre la qualité des films et des séries de ces dernières années) Le style est ainsi très soigné tout en restant fidèle au graphisme de la série de 98 mais les quelques rares passages de 3D ont encore un peu de mal à s'intégrer malgré le progrès dans ce domaine et la qualité que cela commence à offrir depuis quelques années. On peut également noté le soin particulier apporté aux décors et aux personnages d'arrières-plan, le format du film ayant offert à l'équipe tout le temps et le soin nécessaire pour les travailler à fond, renforçant ainsi encore plus l'univers et le background de la série.

L'animation, quand à elle, ne souffre d'aucun défaut et les combats disposent d'un très bon dynamisme, le studio Madhouse prouvant de nouveau sa maîtrise en la manière. Mention spécial au duel final qui est particulièrement réussit et prouve ainsi de nouveau que les duels au pistolet peuvent encore posséder une vraie intensité et une vraie classe, loin des fusillades habituels et sans fin que l'on voit partout désormais. Un soin particulier a également était apporté à l'animation des "fonds" de l'image et l'impression d'un monde vivant est parfaitement rendu, les membres de l'équipe ayant accompli un travail vraiment important et qui se ressent sur le sujet, pour notre plus grand plaisir.

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L'anime ayant particulier briller par son OST aussi génial que bizarre, il me semble primordiale d'accorder une partie de cette présentation sur l'aspect musicale du film. Et je dois malheureusement admettre que je n'ai pas grand chose à dire sur le sujet. La musique est comme toujours au top, avec certaine très bonne reprise des thèmes de la série et quelques nouveaux nouveaux qui valent le coup musicalement : elle permet de se plonger pleinement dans cet univers et renforce l'immersion à 200% grâce aux choix musicaux fait. Du côté des bruitages, il n'y a pas grand chose de particulier à dire : en effet, après le réçent visionnage d'Arrietty, il devient difficile aux séries de faire concurrence sur ce point; aussi dirais-je juste que Trigun s'en sort correctement sur le sujet. Et pour finir l'aspect sonore, il faut bien reconnaître que c'est un véritable plaisir de retrouver les mêmes doubleurs qu'à l'époque de la série, en particulier celui de Vash avec sa voix d'imbécile heureux.

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Il convient aussi d'ajouter, pour conclure, qu'il apparaît évident que ce film ne présente aucun message (autre que ceux de la série) ou intérêt particulier dans son visionnage outre que celui de se détendre et de passer un bon moment. Les fans de la série seront ravis de revoir dans une aussi bonne qualité et dans une histoire originale leurs personnages favoris; les autres pourront apprécier de voir un film simple, bien fait et sans prise de tête. Et c'est ce qui est au final la plus grande force de ce film que je conseilles à tous et à chacun : il est parfaitement accessible à tous et vous assurera de passer un bon moment !

 

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Brève sans rapport : J'avais réçamment, lors de mon article sur Kaiji, souligné le faite que la saison 2 se faisait décidément bien attendre. Et bah, nos prières ont étaient entendus, la saison 2 a était annoncé et sera diffuser à partir du 6 avril au petit matin : plus d'info (anglais) Pour le coup, j'ai qu'un truc à dire : HELL YEAH ! \o/

Par ChaosLink - Publié dans : Anime
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Samedi 15 janvier 6 15 /01 /Jan 00:55

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La sortie d'un nouveau Ghibli est toujours un évènement chez les otaku, le seul nom du studio suffisant à faire briller les yeux des fans. Pour ceux qui auraient réussit à passer à côté, le studio Ghibli est un petit studio d'animation fondé en 1985 et qui présente pour particularité de se concentrer sur la production exclusive de films (de qualité) Le plus intéressant étant qu'il s'agit sans doute du studio d'animation japonais le plus célèbre, celui-ci ayant réussit à percer hors des sphères habituelles d'otaku et à atteindre le grand public, chacun de ses films ayant désormais une large publicité et étant diffusé massivement dans les salles de cinéma française. Et ayant toujours apprécier les films du studio par leurs multiples qualités, je ne pouvais décemment pas passer à côté du petit nouveau. C'est donc le coeur léger et heureux que j'ai décidé à découvrir quelle merveille allait bien receler cette nouvelle production.

Arrietty est une chapardeuse, un petit être vivant dans le plancher d'une vieille maison et qui subsiste avec ses parents grâce à l'immense jardin à côté et en chapardant les différentes ressources et énergies utiles aux humains en si petite quantité qu'ils ne se rendent compte de rien. Ceux-ci sont néanmoins très prudent et cherchent à éviter tout les dangers possibles : ils font tout pour échapper aux animaux sauvages et ne se font jamais voir des humains. Leurs vies auraient pu continuer ainsi indéfinement, mais Arrietty s'est un jour laissé surprendre par Sho, un jeune garçon malade venu se reposer dans la maison de sa grand-mère, et sa famille n'a alors plus d'autre choix que de disparaître ailleurs.

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La première chose qu'on retrouve avec plaisir et dès le début du film, c'est les graphismes typiques du studio Ghibli. Les backgrounds sont toujours aussi magnifique et on voit bien que le studio est au meilleur de son art sur le sujet, malgré quelques soucis de passages entre background et animation assez visibles. L'animation ne souffre d'aucun défaut et le film se regarde avec plaisir, un tel niveau s'étant raréfié ces dernières années dans l'animation japonais. Le tout est accompagné d'une magnifique bande son porté tout le long par les chansons de Cécile Corbel - oui, une bretonne bien de chez nous - qui a dirigé intégralement ce film musicalement. Un régal. Et il serait difficile de ne pas parler du bruitage, tellement rarement autant de sons ont étaient sublimés en même temps : les chapardeurs étant des petits êtres, ils perçoivent notre monde comme quelque chose de gigantesque et chaque son est unique et différent pour eux. Et arriver à nous faire ressentir cela, et à nous mettre à la place du personnage qui découvre cet univers gigantesque, ça mérite purement et simplement des applaudissements pour ce moment de magie.

Mais dans le fond, ce qui ressort de ce film, c'est un sentiment de légèreté, une certaine insouciance et de la rêverie plein la tête. Je ne saurais dire si c'est mon plus jeune âge qui m'a rendu plus sensible que mes comparses bloggeur, mais je suis ressorti de la salle de cinéma avec un sentiment que je n'avais pas ressenti depuis longtemps devant une oeuvre d'animation, le même sentiment qui m'avait bercé dans ma jeunesse devant Totoro ou Chihiro. Les deux parties du film ne m'ont pas tellement choqué que ça dans leur différence, et je ne penses que je ne les aurais même pas remarqué sans l'avertissement préalable du Raton. Alors certes, il faut bien reconnaître une évolution vers quelque chose d'un peu plus "adulte" et d'un peu moins "rêveur" après ce foutu corbeau, mais le rythme lent et posé du film reste néanmoins présent et continue de toucher l'âme. Car oui, Arrietty fait parti de ces oeuvres douces et légères qui permettent de se poser et de s'oublier durant un court instant, pour rêver de la mélancolie du temps passé. Peut-être que cela n'est dû qu'à un premier visionnage et que la magie ne passera plus au suivant, que les défauts du film me sauteront à la face de la manière qu'ils ont frappés les autres téléspectateurs... Néanmoins, et même si c'est loin d'être le meilleur Ghibli, je gardes une place dans mon coeur, pour la rêverie et l'innocence qu'il m'a offerte.

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Au final, je ne peux que conseiller à chacun de le voir et de se faire son propre avis, sans tenir compte de tout ce qui a déjà était dit dessus, pour être y aller l'esprit libre et sans attente, et se laisser encore une fois porter par la magie du studio Ghibli.

Par ChaosLink - Publié dans : Anime
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Mercredi 29 décembre 3 29 /12 /Déc 16:15

Pas eu d'article durant plus d'un mois et demi pour cause de braimstorming, de fin du monde et de viol mentale

Kaiji 2

Tobaku Mokushiroku Kaiji (l'Apocalypse du pari - Kaiji) est un manga de Nobuyuki Fukumoto commencé en 1996 traitant des jeux d'argent sous toutes leurs formes et de l'attitude des hommes vis-à-vis de ces derniers. Il est assez original aussi bien sur le sujet abordé que sur la forme, l'auteur ayant un style très distinctif basé sur une physionomie poussée - notamment nasale - et usant d'un trait de dessin épais, voir gras, et donc en totale opposition avec l'univers classique des manga (l'utilisation de traits fins étant généralement un impératif pour un plus grand soin des détails) Il est découpé en trois parties distincts et la première a était adapté en anime en 2007 dans une série de 26 épisodes sous le nom de Kaiji.

Kaiji nous plonge donc dans le Japon des années 1995, durant la période de récession, où l'on suit la personne de Kaiji, un looser. Récemment débarqué à Tokyo dans l'espoir de trouvé un travail, il a vite était confronté à la dureté de la crise économique, et son caractère n'aidant pas, il s'est donc  retrouvé chômeur, passant son temps entre les jeux de hasard pour récupérer quelques sous et le vandalisme de voiture de luxe, auxquels il éclate les roues et vole les emblèmes. Son quotidien va être perturber par l'arrivée d'Endō et d'une dette que Kaiji aurait contracté : s'étant porter garant d'un prêt de 300.000 yens d'un des employés d'un magasin où il avait travaillé, et cette dernière personne ayant disparu, il se retrouve désormais avec ce prêt sur le dos. Sauf que la dette est soumise à des intérêts composés de 20%, et quatorze mois s'étant écoulé, Kaiji a désormais une dette de 3.850.000 yens à payer. Celui-ci se voit alors offrir un choix : trimer pendant dix ans pour rembourser sa dette ou embarquez pour une nuit à bord de l'Espoir, un navire où il devra mettre sa vie en jeu pour, peut-être, effacer ses dettes et en ressortir riche.

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Si le manga était atypique, l'anime l'est tout autant. Ainsi, il reste très fidèle au graphisme d'origine tout en apportant une finesse de trait grâce au format de l'image, ce que le manga ne pouvait se permettre de par la taille du support; de plus, l'évolution graphique se fait sentir : l'image est propre et alléchante, sans le côté brute de décoffrage qu'offrait le manga. Et outre le côté graphique, la manière dont est amené le scénario est elle aussi pour le moins étonnante : en plus des habituels explications par l'image qu'offre l'aspect graphique et les dialogues, mais également les métaphores par l'image, il y a un véritable narrateur qui raconte l'histoire ! Cela est assez déroutant par moment et s'avère même un poil lourd sur certains passages, mais la pilule fini par passer au fil des épisodes et une fois l'habitude pris, cela n'a presque plus rien de choquant que d'avoir ce narrateur.

Mais comme je l'ai déjà signalé plus haut, la forme n'est pas uniquement ce qui est surprenant, mais c'est aussi son contenu. Ainsi, le ton est donné dès le début : on suit un looser fini, un type colérique et pas adapté à notre époque. Car oui, Kaiji est un peu un mouton lâché au milieu d'une meute de loup : il se fera rouler dès son arrivé sur Espoir et jusqu'à la fin de la série, durant tout les jeux de hasard composant ce premier anime (Pierre - papier - ciseaux à contrainte, derby humain, E-card) Mais c'est de cet avatar, de ce prisme, que l'auteur se sert afin de défendre sa critique du pouvoir de l'argent.

Kaiji 1

En effet, Kaiji est un gigantesque doigt d'honneur levé à l'encontre du capitalisme et de l'importance de l'argent dans notre société actuelle : il montre le désespoir des gens qui en sont dépourvus pour tenter de s'en sortir et la complaisance de ceux qui le possède et qui en jouisse, abusant de spectacle humain comme aux temps du Cirque à Rome. Tous les sentiments humains possibles ne sont que des illusions face à la tentation d'une grosse somme d'argent et les revers de vestes et de médailles sont nombreux pour ceux qui ont étaient trop crédule et/ou qui n'ont pas assez compté sur eux-mêmes. Néanmoins, au milieu de cette folie de l'argent, l'auteur laisse apparaître une lueur d'espoir, un reste d'humanité : Kaiji. Il est colérique et impulsif mais refuse de se faire marcher sur les pieds et ne perdra jamais son côté humain : malgré les trahisons, il fera encore confiance à ceux qui l'ont déjà trahis et n'hésiteras pas à leur confier sa vie; malgré la facilité de sa situation, il refusera de se soumettre à la tentation du meurtre pour gagner la course. Il est en quelque sorte la preuve qu'on peut survivre et s'en sortir sans pour autant avoir besoin de "tuer", d'éliminer, ses concurrents, que ça soit pour un travail, une place ou de l'argent.

En effet, dans cet oeuvre, tout n'est question que de force mentale et de volonté : tout se joue sur la psychologie et l'affrontement mental. Kaiji devrait ainsi rester constamment inventif et trouvait mille et une techniques pour berner ses adversaires et obtenir la victoire. Aucun jeu ne dépendra du hasard et demandera une réflexion rapide et efficace pour espérer s'en sortir, quitte à mentir et abusé, ce que Kaiji subira à chaque fois avant de se relever brillamment. Et dans ce sens, Kaiji est le miroir de la société actuelle, où chaque instant est l'équivalent d'un combat, où l'on doit constamment réfléchir et réagir à juste titre pour espérer s'en sortir, et surtout ne jamais se laisser abattre par une défaite si l'on souhaite progresser dans la vie.

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L'un des points les plus marquant dans Kaiji est aussi la virilité ambiante. TTGL l'est dans son thème et l'attitude de ses personnages face à l'affrontement, qui ne renonce jamais et ne se laisse jamais broyer. Dans le même sens, Kaiji l'est aussi par sa manière de ne jamais cesser de se battre, de toujours s'opposer à ses adversaires jusqu'au bout pour tenter d'obtenir la victoire : mais cela ne concerne uniquement que ce personnage. Néanmoins, l'anime est lui entièrement viril pour deux raisons : une présence uniquement masculine des personnages déjà - vous ne verrez jamais le moindre personnage féminin dans cet anime - et les larmes viriles des personnages, coulant allégrement à chaque épisode et n'épargnant quasiment personne. On peut aussi considérer une certaine virilité dans les affrontements verbales et psychologiques entres les personnages, mais cela relève d'une certaine sensibilité propre à chacun et dépend donc du propre avis que l'on se fait sur la question. Le dernier point qui renforce cette ambiance, c'est la musique : en effet, Kaiji dispose d'une B.O efficace, principalement rock, qui permet de se plonger pleinement dans l'ambiance et de se laisser emporter dans l'anime, mais qui en plus dispose de suffisamment de qualité sonore pour s'écouter naturellement et s'apprécier en dehors de la série.

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Au final, Kaiji est un anime unique dans son genre, que je ne saurais trop vous conseillez de regarder, tant le sujet est mature et que la série se regarde finalement assez rapidement, malgré le côté agaçant du narrateur. Le seul point vraiment négatif est la saison 2 qui se fait toujours atteindre après la fin surprenante et détonante de la série, qui laisse véritablement sur une faim difficile à combler, le manga étant assez difficile à trouver dans une version autre que l'original.

Par ChaosLink - Publié dans : Anime
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