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Il arrive parfois que, malgré tout les articles qu'on a sur le feu, malgré tout le boulot qui nous attend, on se sente obligé de faire une pause, de prendre un peu de temps. Pas pour se reposer non, mais pour parler de PASSION. Tout ceux qui blog doivent savoir de quoi je parles : on a beau avoir notre production plus ou moins régulièrement d'article, on a beau prévoir large et avoir plusieurs articles en réserves ou en cour d'écriture, il y a des moments où on laisse tomber tout le reste tellement une oeuvre nous a touché, pour pouvoir parler d'elle, sans entrave. Dans ces moments là, ce n'est souvent plus le cerveau qui fonctionne à écrire l'article, mais le coeur : parce que cette oeuvre nous a non seulement touché, mais qu'elle a aussi ranimer et fait battre encore plus fort la PASSION en nous, et qu'on ne désire alors plus qu'en parler sincèrement aux autres pour qu'ils se laissent aller à leur tour et ressentent cette puissante émotion. Pourquoi une aussi longue introduction sur un truc qui peut paraître assez évident ? Parce que c'est ce que je ressens en ce moment, alors que je n'ai fini le Sanglot des Cigales R (tome 5 et 6) il y a à peine une heure*, et que je veux vous le faire partager.
Mais vous ne savez peut-être pas (encore) ce qu'est le Sanglot des Cigales, donc, je vous invite à le découvrir ici. Et donc, si le Sanglot des Cigales comprenait les quatre premiers tomes de la série et constituait le cycle des énigmes, le Sanglot des Cigales R comporte les quatre tomes suivants et forme le cycle des réponses (deux sont traduits pour l'instant) Je ne vous ferais pas l'affront de reexpliquer le jeu ou le fonctionnement, vu qu'il est exactement similaire dans le SCR** que dans le SC**. Mais j'ai par contre bien des choses à dire, autant sur le fond que sur la forme, et je vais essayer au cour de cette article d'être le plus construit possible pour ne pas vous perdre en cour de route. Ce dernier étant construit sous la PASSION, je vous demande humblement de m'excuser d'avance si celui-ci s'avérerait illogique dans sa construction.
Pour commencer, j'aimerais vous parlez des personnages un peu plus en détail. Lors de mon précédent article, je n'avais évoquer que rapidement les personnages, ne voulant spoiler le scénario ou gâcher le plaisir de la lecture en n'en disant trop. Et surtout, je n'en savais pas énormément à l'époque, n'ayant fait que regarder l'anime en entier et lire les deux premiers tomes : oui, oui, vous avez bien lu; j'avais beau avoir vu l'anime et connaître le fin mot de l'histoire, le VN m'a prouvé à quel point l'anime était creux sur le développement des personnages et que ceux-ci étaient d'une richesse quasi insoupçonné. En effet, la lecture des tomes 3 et 4 m'avaient déjà révélées énormément sur le passé de Rika et Satoko ainsi que sur leur relation familiale, mais les tomes 5 et 6 m'ont bluffés dans leur richesse psychologique : comprendre l'évolution de Shion et encore mieux comprendre la tragédie qui avait frappé autour d'elle, c'est génial; mais en prime, avoir la psychologie complète de Rena et se rendre compte que ce personnage est PUTAIN DE RICHE ET PUTAIN DE COMPLEXE, j'en ai mal au cul avec l'image qui est véhiculé d'elle dans l'anime. Mais par-dessus tout, j'aimerais revenir sur le personnage de Keiichi : j'avais personnellement une estime plutôt moyenne du personnage, celui-ci ne brillant pas particulièrement au milieu des autres membres du club (qui sont tous géniaux, hein, ne vous méprenez pas sur mes dire) Mais dans le tome 6, il est juste gé-ni-al ! Il se dégage de lui un putain de charisme et ça faisait longtemps qu'un personnage ne m'avait pas touché comme ça : lors de son "miracle", j'avoue que j'ai chialé. Et quand on sait que la dernière fois qu'une oeuvre de japanime m'avait touché à ce point, c'était Cowboy Bebop avec sa fin, on peut se dire que ça représente pas mal.
Ce qui m'a aussi beaucoup touché, je dois avouer, c'est le format livre. Je sais que c'est bizarre dis comme ça, mais laissez-moi m'expliquez : parce que le texte a son rythme de lecture, et surtout sa liberté totale sur la longueur du texte, l'auteur a pu prendre le temps de bien écrire les scènes et de faire circuler correctement les émotions. Outre les sueurs froides que ne vous épargnera pas le tome 5, je dois avoué avoir était énormément touché par l'histoire des personnages et les nombreuses scènes d'aveux qui parsèment le tome 6. Et SCR étant un SN**, ce n'est pas que le texte qui produit de tels émotions mais aussi les graphismes et les musiques ! En effet, bien que les BGM** du SC ne brillaient pas énormément à l'exception de quelques titres qui parvenaient à tirer leur épingle du jeu, celles du SCR sont d'un niveau nettement supérieur et commencent à posséder une qualité proche de celles d'Umineko no Naku Koro ni*** Et lorsque vous avez l'une des plus belles scènes de la série, et sans doute l'une des plus intenses, avec une musique qui vous touche dans l'âme, et que l'auteur vous envoie un dessin unique dans tout les tomes lu jusque là, je peux vous dire que personne ne peut rester insensible à ça, même en étant allergique au style graphique. Et je vous l'aurais bien montré, mais je préfères vous laissez découvrir la scène en lisant les livres, pour qu'elle ne perde rien de sa superbe.
J'aimerais, une fois encore, félicité le travail du traducteur. Non seulement, c'est un travail monstrueux qu'il a abattu dans son intégralité, en solitaire, mais il s'est aussi battu avec PASSION pour récupérer tous les droits malgré la nature du jeu (il y a énormément d'ayant-droit), et cela nous permet alors de profiter du jeu complet dans son format d'origine - à titre de comparaison, les anglophones ont du enlevé de nombreuses musiques, ainsi que les mini-jeux et les entretiens pour des raisons de droit. Et pour ne rien gâcher, la traduction est d'un très bon niveau : bien que certaines expressions sont un peu vieillottes (j'en avais pas entendu certaines depuis une dizaine d'année, c'est peu dire), elles collent au final assez bien au jeu. De plus, le ton est suffisamment "jeune" pour reste crédible sur la manière de s'exprimer des personnages. Et quoi que peuvent en dire les gens, je ne trouves pas personnellement que le jeu contient trop d'insulte, mais qu'il en a au contraire un nombre réaliste pour un langage d'adolescent. Mais surtout, je veux lui dire une chose : MERCI ! Merci de nous permettre de profiter d'Higurashi dans notre langue et sous son format d'origine, en ayant fait un aussi bon boulot. Je te soutiendrais jusqu'au bout, pour que la PASSION continue de brûler en nous !
Lorsque je jettes un vague coup d'oeil sur cet article, je me rends compte au final que j'ai plus fait un article pour me plaindre des absences dans l'anime plutôt que pour réellement promouvoir le jeu. J'en suis désolé, mais les manques de l'anime m'ont particulièrement frappé lors de la lecture et je regrettes qu'il ne possède pas l'intensité dont dispose le SN, au final : aussi, cet article vise en particulier les fans de l'anime pour tenter de les convaincre de passer au format d'origine et pleinement apprécier l'oeuvre. Je dois aussi reconnaître qu'il est difficile de promouvoir directement SCR, vu qu'il s'agit ni plus ni moins que de la suite de SC et qu'il ne présente aucun intérêt si l'on a pas lu les quatre premiers tomes. Et je sais parfaitement que cette article n'est qu'un pavé dans la mare qui ne fera pas plus connaître la série en France, mais je l'ai quand même fait pour deux raisons : parce que je voulais en parler, et parce que j'espère quand même qu'au moins une personne, en lisant ces lignes, s'intéressera au SN et découvrira le Sanglot des Cigales dans son intégralité, qu'il est déjà vu l'anime ou non avant.
Parce qu'il s'agit quand même d'une oeuvre magistrale, allant crescendo dans l'intérêt qu'il s'en dégage et la qualité général du SN, et en plus desservi par une traduction de qualité fait par un homme qui a la PASSION et qui veut la partager au plus grand nombre. Et petite cerise sur le gâteau : c'est le premier Sound Novel importé et traduit officiellement en français, et donc disponible légalement dans le commerce. Ce qui en fait donc un précurseur en France, et de prime disponible à très bas prix : 20€ pour quatre tomes (SC) Autant dire qu'il s'agit sans nul doute d'un must have pour tout fan de japanime, et d'amateur d'oeuvres de qualités en général !
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* Au moment où vous lirez l'article, il se sera bien sûr écoulé beaucoup plus de temps. Of course.
** SC = Sanglot des Cigales / SCR = Sanglot des Cigales R / BGM = BackGround Music / SN= Sound Novel
*** Le Sanglot des Goëlands, dans la langue de Molière. Mais comme le jeu n'a pas était (encore) traduit en français, j'emploie son nom original.
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